Comme beaucoup j'ai été consterné par les déclarations de notre grand communicant, plume du président, préfet de la république et actuellement ministre de l'intérieur. Il prétend bien sûr que ses propos ont été déformé, mais une petite mise au point comme celle de René Vautier est déjà édifiante. Je voudrais rajouter ma petite pierre en faisant remarquer quelques travers majeurs d'une société qui nous influence très fortement depuis la fin de la guerre, à savoir l'Amérique:

  • la peine de mort qu'ils réappliquent depuis plus de 30 ans. Pour se donner bonne conscience dans son application, et en théorie pour éviter les erreurs, il existe de nombreux recours qui du coup engendrent les couloirs de la mort dans lesquels les condamnés peuvent croupir pendant des dizaines d'années, sans jamais savoir comment ils en sortiront:

soit un retour à une vie brisée, soit une injection lethale et cela fini souvent par tenir à un coup de dés:

  1. une décision à une voix de majorité près
  2. la qualité et la notoriété des avocats

au niveau torture psychologique ça me parait formidable.

  • l'incroyable épisode de 1998 ou le président Clinton se retrouve devant une procédure d'impeachment pour une petite "gâterie" d'une stagiaire quand 35 ans plus tôt le président Kennedy accueillait des prostituées à la maison blanche, et surtout alors que 5 ans après un président envoyait des dizaines de milliers de soldats sur la base de mensonges grossiers présentés à l'ONU, après avoir court-circuité les agences de renseignement grâce au duo Rumsfled Wolfovitz et leur Office des Plans Spéciaux. Le dit président n'a jamais été inquiété pour ce mensonge monstrueux alors qu'en plus les médias occidentaux parlent beaucoup plus des 5000 morts parmi les soldats américains, mais nous sommes incapables de dénombrer les dizaines de milliers de victimes civils que l'on affuble en plus du terme abominable de dommages collatéraux. Comment peut-on espérer gagner le respect du monde musulman face à une telle barbarie aveugle et ignorée? et ne pas passer pour des charlots quand nous prétendont donner des leçons au monde entier?

Ca me paraît d'excellentes raisons de relativiser et pourtant je n'ai jamais voté à gauche de ma vie. Parce que je crois à la responsabilité individuelle d'abord mais collective aussi. Ce mot est aujourd'hui totalement oublié des discours politiques.

Il est vrai que le politiquement correct, lui aussi importé des USA empêche aujourd'hui d'appeler un chat, un chat et que l'on rajoute un écran de fumée sur des problèmes qui peuvent être complexes à la base mais deviennent totalement incompréhensibles par la lecture déformante des dogmes en vigueur.

Et les élites actuelles sacrifient totalement à cette démarche jusqu'à ignorer totalement les réalités, mais je pars sur un autre terrain que j'aborderai plus en détail bientôt.